MICHAEL BASLER

Titulaire d’un doctorat en physique, Michael Basler effectue des recherches sur les microfluidiques en particulier au Palo Alto Research Center (Californie, USA). En 2009, il rejoint l’Institut de microtechnologie de Mayence en Allemagne en tant que scientifique et chef de projet. Puis en 2012, il intègre le Fraunhofer ICT-IMM à Mayence où il dirige depuis 2016 le département Diagnostics.

Pourquoi avoir choisi de travailler avec Gilles Schutz et Michel Fallah, les fondateurs de Ki’tech ?

D’une part à Palo Alto, j’ai travaillé sur la microfluidique, sujet au cœur de l’activité de Ki’tech. D’autre part, durant la crise Covid, lorsque Michel Fallah et Gilles Schutz, les fondateurs de Ki’tech, ont contacté le Fraunhofer pour faire part du projet. Ils ont été convaincants et ont présenté l’intérêt d’un tel dispositif pour toutes les personnes suivies en dialyse ou atteintes de diabète. J’ai le sentiment que notre travail sera utile à de nombreuses personnes, qu’il proposera une solution qui contribuera au mieux-être. C’est pour toutes ces raisons que le Fraunhofer a décidé d’accompagner Ki’tech. Nous disposons des compétences et ressources nécessaires à la réussite de ce projet. De plus, Michel Fallah et Gilles Schutz ont les capacités techniques, opérationnelles et médicales nécessaires pour assurer le développement de Ki’tech.

Comment s’organise votre collaboration ?

Dans un tout premier temps, nous avons réalisé une étude de faisabilité et de la littérature internationale sur le sujet. Désormais, nous nous consacrons à la recherche, soit l’extraction et l’analyse des informations fournies par le liquide interstitiel. Notre expertise en microfluidique est indispensable à l’étude du liquide interstitiel et son comportement. Le projet est très avancé, les essais cliniques devraient démarrer prochainement. Nous espérons pouvoir déposer un brevet rapidement pour le compte de Ki’tech afin de garantir la propriété intellectuelle du projet. Plus de dix personnes issues de différents domaines d’expertise travaillent sur ce projet qui inclut le prototypage. Le problème est certes complexe et la solution comportera de la haute technologie, beaucoup d’expertise, tout en demeurant opérationnelles dans son application.

Que diriez-vous aux investisseurs ?

Les patients sont les principaux bénéficiaires du projet Ki’tech et ils sont nombreux. Nous sommes sur le point de trouver une solution d’apparence simple, reproductible et manufacturable qui va contribuer à améliorer la santé de tous. Gilles Schutz et Michel Fallah sont les bonnes personnes pour mener à bien ce projet. Ce sont des experts.